Un même environnement pour des systèmes de tailles différentes

Dans un système audio professionnel, le choix d’une console ne se résume plus au nombre de voies ou à la puissance de traitement. La cohérence de l’écosystème, la préparation des projets et la capacité à superviser les équipements connectés comptent tout autant.

Avec la version 2.0, Yamaha rapproche les séries DM7 et DM5 autour d’une logique commune. Les deux familles partagent désormais des fichiers de projet compatibles et des outils logiciels communs, ce qui facilite le passage d’un système à l’autre selon la taille du site ou de la production.

Pour un intégrateur ou un prestataire, cela permet par exemple de préparer un projet sur une plateforme, puis de l’adapter plus facilement à une configuration différente sans repartir de zéro.

Des outils communs pour préparer et exploiter les projets

Yamaha a également fait évoluer son environnement logiciel.

L’application DM Editor permet la préparation et l’édition des configurations sur ordinateur, tandis que DM StageMix prend en charge les séries DM7 et DM5 dans une même application.

Dans la pratique, cette continuité est utile pour :

La version 2.0 de la DM7 ajoute aussi plusieurs améliorations d’ergonomie, notamment le mode Dynamic pour les encodeurs utilisateur, une vue Selected Channel plus flexible, la fonction Channel Move et une interface revue pour le FX Rack.

Console de mixage numérique Yamaha DHM7 avec écran tactile, faders et commandes de contrôle professionnel pour applications audiovisuelles.

Une intégration plus poussée des équipements Dante

L’autre évolution importante concerne la gestion des équipements connectés.

La version 2.0 élargit la prise en charge de périphériques tiers compatibles Dante. Yamaha annonce notamment la compatibilité avec :

L’intérêt ne se limite pas au transport audio. Sur les équipements pris en charge, certaines informations et fonctions peuvent être supervisées ou contrôlées depuis la console.

Pour l’opérateur, cela réduit les allers-retours entre plusieurs interfaces. Pour l’intégrateur, cela peut simplifier la conception d’une régie ou d’un système où plusieurs fabricants doivent cohabiter.

Dante devient aussi plus lisible lors de la configuration

La gestion du patch Dante évolue également. Les boutons de patch peuvent afficher l’identifiant de port Dante et son libellé, ce qui facilite l’identification des sources et destinations sur le réseau.

Dans une installation complexe, ce type d’amélioration paraît discret mais peut faire gagner du temps au déploiement comme à la maintenance.

La console devient ainsi davantage qu’un outil de mixage : elle participe à la supervision d’une partie de l’infrastructure audio réseau.

Une logique intéressante pour le live, le broadcast et l’audio intégré

Cette évolution de l’écosystème DM répond à plusieurs scénarios.

Production live

Un prestataire peut conserver une logique de travail commune tout en adaptant la taille de la console à la production.

Broadcast et studio

L’intégration de solutions STAGETEC ou DirectOut facilite la cohabitation avec des infrastructures réseau déjà utilisées en environnement broadcast.

Installations fixes

Dans un auditorium, une salle polyvalente ou un lieu culturel, la possibilité de superviser davantage d’équipements depuis un environnement centralisé peut réduire la complexité d’exploitation.

Ce qu’il faut retenir pour un projet audio réseau

La version 2.0 ne transforme pas seulement une console existante avec quelques fonctions supplémentaires. Elle renforce surtout une logique d’écosystème : consoles, logiciels, interfaces Yamaha, Dante et équipements tiers sont conçus pour fonctionner de façon plus cohérente.

Pour un projet professionnel, les questions à poser deviennent donc :

C’est sur ces points que la version 2.0 des séries DM7 et DM5 apporte le plus de valeur : moins de ruptures entre les outils et davantage de continuité entre préparation, exploitation et maintenance.